Les ultras de l'OGC Nice ont négativement marqué les esprits cette saison par leurs comportements violents. Dans un contexte où le club sauve in extremis sa place en Ligue 1, l'attitude des ultras de la Populaire Sud questionne. Banderoles racistes, agressions de joueurs, passages à tabac en plein Paris… Cette saison, les ultras de l'OGC Nice ont multiplié les comportements violents et enchaîné les sanctions. Après une saison compliquée où le club a manqué de perdre sa place en Ligue 1, leur attitude questionne et les réponses à adopter face à ces supporters de plus en plus virulents restent à définir. L'ultra n'est pas un délinquant, c'est quelqu'un qui exprime sa passion de façon plus significative que les autres, insiste Sacha Houlié, député de la Vienne et auteur d'un rapport sur les interdictions de stade et le supportérisme. Ce dernier opère une distinction claire entre ceux que l'on appelle les ultras et les auteurs de violences, notamment celles survenues dans le 10e arrondissement de Paris lors de la veille de la finale de Coupe de France. Dans la nuit du 21 au 22 mai dernier, une centaine de supporters de l'OGC Nice investissait les rues du Canal Saint-Martin, saccageant un bar et faisant sept blessés dont un grièvement. La scène, d'une extrême violence, a été filmée par des passants. Ce qu'on a vu à Paris, c'est très clairement du hooliganisme, ajoute également de son côté Thierry Vincent, journaliste pour Blast et spécialiste de l'ultradroite. Le hooliganisme est caractérisé par la violence, le vandalisme, la baston… Selon lui, ces violences doivent nous interroger sur certains profils sans pour autant stigmatiser l'entièreté des supporters : Certains ultras sont hooliganisés et peuvent être violents. Le hooligan c'est avant tout un délinquant, et il doit être traité comme tel. Lors de cette soirée, les groupes violents seraient repartis en chantant : La BSN est toujours là, d'après des informations de Nice Matin. Ce chant n'a rien d'anodin puisqu'il fait référence à la précédente association de supporters, dissoute en 2010 pour ses nombreuses violences. L'actuelle Populaire Sud s'appelait auparavant la BSN (Brigade Sud Nice). La BSN a été créée en 1985 et elle s'est rapidement fait connaître par sa violence et des actes de racisme, rappelle Thierry Vincent. Le groupe de supporters est alors en partie infiltré par l'extrême droite : C'est le cas du Bloc identitaire de Philippe Vardon, actuel délégué général du parti de Marion Maréchal NDLR, connu aussi pour avoir fondé le mouvement politique identitaire niçois Nissa Rebela. Le député Sacha Houlié rappelle lui aussi que la coloration politique de la tribune est plutôt à l'extrême droite, c'est à l'image du paysage politique de la ville. Dès l'époque de la BSN, la culture niçoise est alors au cœur de l'identité des ultras de l'OGC Nice, qui chantent en niçois ou scandent des mentalita nissarda lors des matchs. La BSN a été dissoute en 2010 pour des faits de violences répétées et des comportements racistes en tribune. Néanmoins, les polémiques n'ont pas cessé ensuite avec la Populaire Sud. Dans un article publié l'an dernier au sujet d'une banderole déployée lors d'un match